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Je ne sais pas si vous connaissez la "loi de Murphy". Elle porte parfois des noms différents comme la "loi de l'emmerdement maximal" ou encore "loi de la tartine beurrée".

Cette loi, que certains disent universelle, consiste globalement à dire que si face à une situation il y a une probabilité, même faible, qu'un problème arrive, le problème arrivera. Ainsi, si une tartine beurrée tombe de la table ou de votre main, elle tombera "nécessairement" du coté beurré... :-(

Dans les projets que je peux mener, la "loi de Murphy" ne manque jamais d'être présente, voir même bien présente. De prime abord, cette loi est plutôt vue comme un calvaire par tous les directeurs de projets. Mais comme il s'agit d'une loi de la nature, mieux vaut faire avec que contre. Je l'ai compris très tôt et j'ai transformé la "loi de Murphy", inconsciemment au début de ma carrière, en une vraie valeur ajoutée personnelle.

En effet, j'ai toujours abordé les projets dont j'avais la charge en analysant l'ensemble des points qui pourraient impacter de façon néfaste le projet. Il existe en général des problèmes classiques et fortement probables. On peut citer par exemple les retards de livraison de vos fournisseurs, les problèmes liés aux mises à jour informatique, l'opposition au changement ou encore la platitude des activités professionnelles au mois d'août. Il convient bien évidement de prendre en compte ce type de problèmes probables. Les prévoir, c'est la base. Ce n'est pas un élément différenciateur pour un directeur de projets.

Là où vous pouvez être meilleur, c'est lorsque vous anticipez les problèmes peu probables. Par expérience, c'est sur ceux là que la "loi de Murphy" s'acharne en général. En effet, comme tout le monde est à même de détecter les problèmes probables, pourquoi la "loi de Murphy" s'acharnerait dessus ! ;)

C'est justement sur cette détection précoce de l'emmerdement maximum que j'excelle. Par exemple, je regarde toujours particulièrement les processus qui n'ont jamais posé de problèmes. Ils sont fourbes. La sympathique quiétude dans laquelle ils semblent vivre a toujours tendance à endormir le professionnel de la planification. Comme je le dis souvent, il n'y a jamais de régression sur quelque chose qui ne fonctionne déjà pas. Dans ce cas, méfions nous donc de ce qui fonctionne !

Pour certains, je suis un pessimiste sans nom, pour d'autre un maniaque à la limite du TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs)... mais pour ceux qui me payent, ils y voient surtout une augmentation de la probabilité de réussite des projets. Vous venez de créer de la valeur ajoutée !

En effet, quand vous savez détecter les problèmes potentiels, vous pouvez (et devez) étudier :

  • Leurs impacts directs et collatéraux sur l'ensemble du projet.
  • Les voies de solution en cas de réalisation de ces problèmes.

Si vous savez prévoir, vous aurez toujours un coup d'avance sur le projet.

Certains me diront, et ils ont raison, que l'on ne peut pas tout prévoir. En effet. Par contre, en anticipant ainsi au maximum les problèmes potentiels, vous économiserez de précieuses journées/homme. De ce fait, il vous restera davantage de temps pour gérer les "vrais" imprévus :-)

Le dernier conseil que je vous donnerais, méfiez-vous des projets qui se passent bien ! Il n'y a rien de pire : Murphy attend le dernier moment pour vous tomber dessus ! ;-)