Quel rapport entre un mouvement citoyen (initié par les « Enfants de Don Quichotte ») réclamant un logement pour tous et le monde de l'entreprise ? Aucun ? Dans ce cas, c'est du ressort de qui ? De l'état, de la société ?

Nous pourrions en discuter des heures autour de la machine à café, il reste que l'entreprise est un élément de la société. A ce titre elle doit être sensible non pas au monde qui l'entoure mais au monde dont elle fait partie.

Directement, les SDF sont confrontés à de nombreux problèmes vis-à-vis de l'entreprise. L'un des plus connus est l'impossibilité de trouver du travail sans adresse. L'employeur a peur. Vous avez passé cet obstacle, un autre vous saute à la gueule : trouver un logement avec des revenus souvent estimés trop bas par les loueurs. Il faut savoir qu'un tiers des SDF ont un travail ! Quelle est alors la notion d'un SMIC si le minimum ne comporte pas un toit ?

Maintenant, si vous considérez que la compassion humaine n'est pas une vertu de l'entreprise, je peux vous poser le problème d'un point de vue financier. IS, charges patronales, TVS, parfois TVA et bien d'autres : ces efforts financiers ne doivent-il pas servir les droits minimaux des citoyens dans ce que nous voulons être une société juste ? Si ce n'est pas le cas, n'y-a-t-il pas un échec dans le système ?

Quoiqu'on en dise, c'est maintenant que les gens meurent en bas de nos bureaux. C'est immédiatement qu'il faut réagir.

Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année.